Bio

cadreur

« Je peins souvent les bouquets du côté où je ne les ai pas préparés »
Auguste Renoir

Formé à l’École Louis Lumière (Paris, France), Philippe Lavalette signe d’abord la photographie de films expérimentaux, notamment l’Ange (Patrick Bokanowski, 1982) poème visuel d’une extrême précision, film-culte mis en nomination à la Caméra d’Or (Cannes).

Il s’intéresse ensuite au film scientifique et devient cinéaste associé au CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique, France) où il filme et réalise  de nombreux documents à caractère scientifique.

À son arrivée au Québec, Lavalette met sa caméra au service de documentaires intimistes qui feront date, parmi lesquels on peut souligner Les Enfants de Refus Global et De mémoire de chats-Les Ruelles  de Manon Barbeau, Prix Gémeaux 2005 de la meilleure direction photo, ou encore, La Griffe Magique et Visionnaires de Carlos Ferrand pour lequel il obtient la distinction Best Cinematography aux Hot Docs de Toronto.

Lavalette va toujours associer cette approche documentaire avec la fiction, signant ainsi plusieurs longs-métrages et téléfilms où son travail, inventif, contribue à établir l’étrangeté du film. Citons Les Pots cassés de François Bouvier, Hugo et le Dragon de Philippe Baylaucq ,  Le Ring de Anaïs Barbeau-Lavalette retenu à Plus Camerimage (Lodz, Pologne) prestigieux festival dédié à la direction photo et la Brunante de Fernand Dansereau.

Il collabore aussi à la photographie de séries dramatiques telles que Alys Robi, Gypsies, Bâtisseurs d’eau, États-Humains 1 et 2 ainsi que Warrior Women et True Horror pour Discovery Channel (aux cotes d’écoute de plus de 25 millions de spectateurs).

Son aptitude à travailler à l’étranger lui a aussi permis de signer la direction photo de films tels que Mabul de Guy Nattiv, une coproduction Israël/Canada sélectionné à Berlin et qui obtenu le Prix de la meilleure cinématographie au festival de Haïfa, ainsi que El Ziara de Nawfel Saheb-Ettaba, une coproduction Tunisie/Algérie.

Inch’Allah, long-métrage tourné en Jordanie par sa fille Anaïs Barbeau-Lavalette, et produit par Micro_scope, sera récipendiaire du  World best picture à Phoenix et sera aussi finaliste des Prix Canadiens pour meilleure image puis mis en nomination pour les CSC Awards.

En 2014, Lavalette signe la direction photo de deux long-métrages: Les Loups de Sophie Deraspe et La Gang des hors-la-loi, 24ème conte pour tous de Rock Demers réalisé par Jean Beaudry.

 Récemment, Philippe Lavalette a signé la direction photo de Un Jour mon prince, une comédie poétique de Flavia Coste co-produite avec le Québec ( Christal Films).

Outre sa nomination à la Caméra d’Or (Cannes), Lavalette a été plusieurs fois mis en nomination et récipiendaire de Prix Gémeaux pour « meilleure direction photo » (voir Prix et nominations).

Il relate son parcours dans le livre La mesure du monde aux Éditions marchand de feuilles».

sur le plateau de IA


Le Devoir (6 mai 2012): «Ainsi, tout du long, c’est réellement le cadre, très expressif, qui raconte. On mise sur l’intelligence du spectateur, sur sa sensibilité. En cela, Guy nattiv a trouvé dans le directeur photo Philippe Lavalette (Le ring) un collaborateur hors pair. Quelles images,quelle lumière!